L’avenir de l’eau et de l’environnement en Afrique – Le « PREE » plaide pour le « renforcement de la résilience des écosystèmes naturels et des communautés locales »

Le deuxième comité de pilotage du Partenariat régional sur l’eau et l’environnement en Afrique centrale et occidentale (PREE) s’est réuni ce jeudi 10 juin 2021 à Ouagadougou. En vue d’améliorer la gestion et l’efficacité de la mise en œuvre du PREE, il s’agit, entre autres, de passer en revue les recommandations prises lors du premier comité de pilotage, d’examiner le rapport annuel, formuler de nouvelles recommandations à l’endroit de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et des partenaires de mise en œuvre.

En Afrique centrale et occidentale, les écosystèmes naturels et leurs ressources connaissent une dégradation continue et aggravée par les impacts négatifs des actions anthropiques et du changement climatique. Cette situation s’est avérée préjudiciable aux biens et services que procurent ces écosystèmes aux populations.

Pour endiguer ce phénomène, les pays, les organismes de bassin et les institutions régionales d’intégration développent des initiatives. Mais leurs impacts restent encore insuffisants au regard des enjeux.

Face à ce constat, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a mené une réflexion qui a abouti à l’identification d’un projet intitulé « Partenariat régional sur l’eau et l’environnement en Afrique centrale et occidentale (PREE) ».

Renforcer la résilience des écosystèmes naturels et des communautés locales

« Le PREE est un projet régional construit essentiellement sur les acquis du Projet pour l’amélioration de la gouvernance de l’eau dans le bassin de la Volta (PAGEV), de l’Initiative pour la réduction de la pauvreté et la gestion de l’environnement (PREMI), du Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (PAGE) et ceux des différentes institutions régionales et des pays sur les défis à relever », a indiqué Ludovic Tapsoba, Coordonnateur régional du PREE.

Démarré en mars 2020 pour une durée de quatre ans, le PREE est prévu pour être mis en œuvre en deux phases. « L’objectif général du PREE, qui se positionne comme une solution efficace, est de renforcer la résilience des écosystèmes naturels et des communautés locales dans les bassins fluviaux et lacustres d’Afrique occidentale et centrale », a expliqué Bougonou Kouassivi Djeri-Alassani, Chef de Division Gouvernance et Politiques de l’Eau au Centre de Gestion des Ressources en Eau de la CEDEAO.

De manière spécifique, le PREE vise à renforcer la mise en œuvre de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et la résilience des communautés et des écosystèmes afin de prévenir et de gérer les conflits d’usage des ressources naturelles dans les bassins du Niger, de la Volta, du Mono, du lac Tchad et le Massif du Fouta Djalon.

Formuler des recommandations et donner des orientations

Le comité de pilotage du PREE, réuni ce 10 juin 2021 à Ouagadougou, a pour responsabilité de veiller à la bonne marche du projet en formulant et en recommandant des orientations stratégiques et techniques à prendre en compte par l’UICN et les partenaires de mise en œuvre.

« Sur la base des propositions de l’Unité de coordination du projet, le comité de pilotage prend des décisions concernant la mise en œuvre du projet et des documents soumis pour validation. L’objectif général de ce second comité de pilotage est de formuler des recommandations et donner des orientations pour l’atteinte des résultats du projet sur la base de l’analyse de l’exercice annuel précédent », a fait savoir Jacques Somda, Chef de programme UICN/Burkina Faso.

Le représentant de la Coopération suédoise au Burkina Faso, Erik Jonsson, a, quant à lui, affirmé que la Coopération suédoise est « fière » de financer le PREE. Il a réaffirmé le soutien de la Coopération pour l’atteinte des objectifs du projet.

 

burkina24

  A RECOMANDEE

Laisser un commentaire